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4 Ou est mon père ? 16 avril

Je me nomme Gérard MENOUD…. Je suis né le 1er novembre 1944, dans la prison d’ AGEN !…Ma mère  SIMONE est incarcérée, suite aux sympathies hitlériennes du papy kollabo. Je passe les deux premiers mois d’éclosion dans l’atmosphère glauque d’une cellule, à téter le sein maternel, auquel je m’accroche comme à l’ultime bouée…Bel horizon . Signe avant coureur d’un avenir perturbé ? Prison et rage de survivre. Pour en remettre une couche, pour ajouter aux difficultés , des fois qu’il y aurait des doutes sur ce démarrage foireux, mon père, intendant de prison à Villeneuve sur Lot m’abandonne… ou plutôt refuse de me reconnaître .

         Rien ne s’améliore avec le temps. Pas question de m’apitoyer sur mon existence, tout le monde s’en fout, à chacun ses casseroles … Il y a toujours pire. Je ne suis pas la COSETTE de Victor HUGO … Soyons francs entre nous , si la société en surface est de plus en plus organisée, surveillée et mieux gérée pour vous protéger, même contre votre gré. En revanche votre individualisme effréné permet de s’ immoler ou de se faire hara-kiri, en plein boulevard dans l’indifférence générale. Petit progrès avec la guillotine sur la place publique, vous vous abstenez d’applaudir. A part quelques illuminés qui s’émeuvent de la mise à mort dans les corridas, de voir au journal télévisé des enfants qui crèvent de faim, ne vous empêche pas de donner de francs coups de couteau dans votre steak bien saignant. Paradoxalement c’est cette impassibilité qui me permet de faire mon numéro de cirque sous vos yeux, sans filet, au risque d’y laisser ma peau. Le peu qu’il en reste. Au nez et à la barbe de la bienséance, en kamikaze je me décarapace devant vous sans aucune limite. Ultime liberté sans garde fou. Ultime résistance à l’infantilisation. Comme toujours en excessif , dans ma folie des grandeurs je veux aller plus loin, toujours plus loin. Innover dans l’hyper réalisme. Il faut que je vous étonne dans mes abus et ma démesure. Comme toujours j’en assumerai les conséquences. Quitte à paraitre désuet. Puisque la mort d’un pornocrate, aussi mal considéré qu’un proxénète est vivement souhaitée dans l’inconscient collectif. Même la SPA ne peut rien pour un enragé irréductible. Mais pour mieux me connaître et comprendre mes choix futurs , mes coups de gueule et mon franc parler incisif , il faut  dépeindre les  péripéties qui ont marqué mon enfance . Comme chacun le sait , dès les premiers jours , l’instinct de survie se construit logiquement, en conjuguant l’ inné et l’acquis … Dans mon inconscient du plus loin que je me souvienne, je suis, un rebelle,  pour la  » liberté d’être «   Contre la peine de mort, pour l’avortement, pour la tolérance et le respect des différences, contre le bizutage, contre le racisme  et l’homophobie, contre les frontières et toute discrimination . Et contre la censure. Contre toutes ces tares évitables qui font souffrir gratuitement. C’est profondément inné ! Totalement à contre courant dans les années 60. Utopiste j’ai l’impression d’aider mes semblables en défendant mes idées. Conscient qu’en étant solidaire d’un clan, même minoritaire, je me protége moi-même des agressions de la meute des intolérants. Seul on est DON QUICHOTTE. Pour l’acquis, seule l’expérience permet de le construire . Là j’ai l’impression de nager à contre courant pour remonter un fleuve boueux de plus en plus rapide , avec des muscles atrophiés . Sans que personne de bienveillant ne m’apprenne à mieux nager. Je suis isolé. Avec des rapaces sur les arbres de la rive et des crocodiles sur les berges … j’ai toujours l’impression de raisonner autrement ! De ne jamais être ou il faut, quand il faut . Contrairement aux hommes politiques qui trouvent les mots pour séduire et passer la brosse à reluire, je collectionne les  gaffes verbales. Mon cerveau ne m’autorise pas à mentir. Ce qui me vient à l’esprit est brut de décoffrage. Je ne maquille pas mes pensées. Je n’ai pas le temps de travestir mon monde. Je veux qu’il m’amuse. Je veux en rire. Je veux le voir le plus déshabillé possible pour bien comprendre. Pour aller bien au fond, ou ça fait mal. Je préfère éviter la fausse-compagnie que de blablater dans le vide avec des personnages qui se la joue. J’ai trop été gâté par des rencontres exceptionnelles. Les sous-entendus et non-dits me gonflent. D’utiliser un dictionnaire pour décoder des banalités n’a aucun intérêt. La réalité est tellement mélodramatique qu’elle en est drôle. C’est le fond de commerce des humoristes. La démultiplication des Jamel DEBOUZE est surement le signe qu’ils sont tombés sur une mine d’or. Mon éducation religieuse chez les pères jésuites , si castratrice , m’a donné une haine viscérale du mensonge. Ce qui me pose d’énormes problèmes avec les femmes. Impossible de draguer en faisant des boniments. D’ailleurs au début , ne pouvant pas m’empêcher d’expliquer le calvaire que je subissais, les filles me fuyaient . C’est le syndrome de victime-coupable qui me suivra toujours. Les gens ordinaires n’aiment pas les victimes. C’est suspect , ça fait coupable. Superstition ? Ca porte malheur ? Comme dit ARDISSON ; la vie est injuste ! Par contre je suis en admiration devant ceux qui parlent vrai. Mon attirance pour le milieu homosexuel est venue  justement de rencontres enrichissantes, intellectuellement. Ce n’est pas une histoire de sexe mais de dialogue. Avec du recul, de la dérision, de la perspicacité, de la compréhension sans préjugés … Avec un énorme courage à affronter les réalités. J’ai connu ce foisonnement d’idées fortes et innovantes dans les années 60 à Saint-Germain-des-Prés. Qu’on appelait Saint-Germain des pédés….C’est là que j’ai découvert mon père spirituel. Freddy, avec qui j’ai vécu deux ans de maturation. Il fallait reconstruire, tout ce que ma famille avait détruit. Repartir à zéro. Imaginer sa vie en s’autorisant de rêver que tout est possible. Comme l’écrit Gérard LENORMAN  » je suis né à 20 ans « . Depuis, j’ai une vie d’hétéro . C’est plus facile à gérer …. Mais je vénére cette force mentale  pimentée, de l’humour gay. Ça me rend gai. La dérision, qui n’empêche pas d’être sérieux, préserve de se prendre au sérieux. J’admire Laurent RUQUIER  qui a eu le courage de faire son coming out .

         

Le 30 novembre 1946 , le papy écrit depuis sa prison  » la centrale de FONTEVRAULT   » à ma grand-mère  . Il donne des conseils machistes , à ma mère SIMONE qui est sage-femme à domicile .

Le règlement impose de rédiger le texte qui passeras à la censure, sur un formulaire guère plus grand qu’un télégramme. Il utilise l’encrier, pour tremper sa plume  » sergent major  » ou  » comptoise «  dans l’encre violette. Avec des pleins et des déliés. Il doit écrire petit et concis pour exprimer le maximum d’informations sur un minimum de papier. Avant d’avoir dans quelques semaines l’autorisation d’envoyer un nouveau message. Aujourd’hui les prisonniers peuvent envoyer autant de courriers qu’il veulent sans limite de longueur . Voici sa lettre .

Ma chérie

Je vois que vous êtes surmenés en ce moment . C’est l’inconvégnant de ce métier d’avoir des poussées et des loisirs . Je crois qu’il est sage de remettre ton voyage à février , alors nous verrons clair à la situation . Je viens de lire un bouquin  » Femmes de Science  » . L’auteur est de mon avis et je l’ai dit du reste autrefois à Simone . Les femmes qui se destinent à la médecine ne doivent pas se marier et encore moins avoir des enfants . Car lorsque l’on a des enfants on ne doit pas les confier à des étrangers . et une femme ne  peut pas convenablement s’occuper de son ménage et de sa profession . J’ai enfin reçu ton illustré 25 jours après son arrivée . Malgré cela vous pouvez m’en envoyer un chaque semaine . Mettez moi l’illustration si elle n’est pas d’un prix excessif . Le pull de Germaine atteindra bien le but puisqu’il couvre le cou ,ce n’est pas la peine de chercher autre chose . Écris lui de ma part pour la remercier . J’ai bien reçu les 3 fromages et 1/2 livre de beurre  . Demandes donc à la cousine si elle peut t’envoyer la même chose à AGEN chaque semaine .Je te félicite pour tes talents d’infirmière . Tu pourras me soigner plus tard si je deviens gâteux . Je ne le souhaite pas . En ce moment je vais bien . Le docteur me fait une piqûre chaque mois. Il n’y as que lorsque j’ ai des inquiétudes à votre sujet que mon cœur bat la breloque . La cousine de NERAC est revenue très optimiste de PARIS . Je suppose que les enfants t’ont communiqués ma lettre du 17 . Elles se plaignent que Simone ne leur écrit jamais . Du reste Suzon ,me l’avait dit quand elle est venue me voir . Je trouve cela surprenant et ne me l’explique pas . Gérard ne peut être confié à n’importe qui et tu ne peux pas l’emmener , donc attendons encore quelques semaines de plus et que tout ailles mieux . Du reste les voyages sont ruineux et il vas falloir beaucoup d’argent si vous déménagez .

Ma chérie je te serre tendrement dans mes bras et je t’embrasse très fort . Bon baiser à MONE et Gérard .      

 Tu voudras bien envoyer 200 francs ce mois ci .   RAYMOND .

L’influence du Papy est absolue . Il explique qu’il ne faut me confier à  » personne  » . Cette obsession, ce rejet exacerbé de l’ étranger est une constante qui seras suivie à la lettre. Je reste seul abandonné des nuits et des jours entiers. Pas de chauffage, il fait froid, du coup je suis constamment malade . J’ai des problèmes de respiration ; les poumons. A l’époque les bébés sont emmaillotés les jambes collées, enserrées dans un linge. J’ imagine l’état des fesses qui macéreraient des journées entières dans leurs excréments. Les couches culottes absorbantes n’existaient pas alors. Pire encore me sentant abandonné dés que j’entendais le moindre bruit je pleurai pour signaler ma présence .

  «   maman je te l’aime   »  C’est ma mère amusée, mais vide de toute émotion qui me rappelle cette expression d’un bébé qui avait tout intérêt à manifester son existence , vu qu’il devait sérieusement s’ ennuyer . Le goût amer de l’indifférence commence au berceau. Ma mère ne sauras jamais qui est Françoise DOLTO et l’enfant roi . Je rencontrerai un soir d’été cette femme généreuse à St Tropez avec ma fille. Quelle vacherie ! pour l’enfant qui dit à sa mère je  » t’aime  » , alors qu’elle s’en tape . C’est seulement à 40 ans que j’ai appris par F. DOLTO que l’instinct maternel était sélectif . Naïvement je croyais que toutes les mamans aimaient leurs enfants. Même mon cerveau est sélectif. Il faut que j’écrive ces lignes pour toucher du doigt, à quel point je n’intéressai pas ma mère. Une femme étrangère aux sentiments qui n’aime pas les étrangers.  Pourquoi malgré tout jusqu’à aujourd’ hui j’ai voulu l’aider ? Je suis aveugle ?  Inconscient de l’ambiguïté de mes attitudes ou indifférent à la haine ?  Pourtant j’ai pas oublié, le mal me ronge toujours de l’intérieur. Le sentiment de la jalousie m’est inconnu, mais tout de même je me sens exclu. Hors jeu ! En trop !

  Le Papy taulard remue le couteau dans la plaie en reprochant à sa fille d’avoir un enfant .  » Quand on est infirmière on s’abstient de faire des gosses  « . Même à 30 ans ma daronne influençable , sans personnalité , pas débrouillarde , se noyant dans un verre d’eau, est incapable de raisonner . Comme un robot , sans jugeote elle répéteras sans cesse   » c’est un crime de faire des enfants  » . Grande preuve d’intelligence et de générosité . Avec une mentalité aussi viciée comment exercer le métier de sage-femme ? Ces mamans qu’elle accouchait étaient donc pour elle, des criminelles ? Elle s’est jamais aperçue qu’ il n’y as rien de plus extraordinaire que de donner la vie à un petit être humain . Je ne connais rien de plus fabuleux que la naissance de ma fille et de mon fils. C’est comme un miracle ! Que du bonheur!

C’est pas une infirmière = c’est une infirme-mère, surtout pas une Sage Femme  … Si vous décortiquez la lettre du papy en la comparant avec les revendications d’aujourd’hui vous vous rendez compte à quel point notre mode de vie à changé …Bien des revendications sont devenues indécentes, par des gens sans discernement qui ne savent que cracher dans la soupe. Quel décalage ! Aujourd’hui c’est toujours, sauve qui peut et chacun pour soi, alors que nous sommes en surproduction. Les couvertures de magazines, proposent mille moyens, pour maigrir.  Drôle civilisation.

  

 Financièrement c’est la cata . Vu la renommée de la famille les «  clientes à accoucher  » évitent ma mère. Des fois que son mal-vivre contamine le bébé à naître….Elle cumule ! fille de collabo, plus fille mère. On n’adresse pas la parole à une femme qui fait un bâtard. Aujourd’hui on l’appellerait  » mère célibataire  » avec respect, et une pointe d’admiration pour son courage ! On dirait « elle est seule pour s’occuper de son enfant ! ». En réalité elle touche des aides ou souvent se sont les atouts financiers qui priment. Avec humour,à l’ile de la REUNION les aides s’appellent ; l’allocation braguette. Pour ma mère on était proche des jugements islamiques. Elle risquait de se faire lyncher. Elle a due échapper de peu, de se faire raser le crane sur la place publique. Malgré l’environnement délétère elle est restée toute sa vie à AGEN. Insouciance ? indifférence? habitude? soumission? résignation? ou tout simplement incapacité à prendre des décisions salutaires? L’encroutement, forme d’embourgeoisement enlisant est lié à l’absence du gout du voyage et l’impossibilité d’imaginer et de rêver sa vie. La peur de l’inconnu. 

Il faut donner un nom de famille au fils maudit , non désiré et trouver une bonne poire qui assumeras les fins de mois difficiles. Son sale caractère, de chieuse pinailleuse lui fait rater de vrais belles occasions. Dont un chirurgien qui créeras plus tard un laboratoire pharmaceutique, aujourd’hui multinationale. Vierges à 27 ans ! Quand elle se fait secouer pour la première fois de sa vie, elle est fécondable! A la limite d’être vieille fille! C’est elle qui affirme qu’elle était en adoration devant  » Jésus  » et qu’aucun homme ne l’intéressait. C’est normal , l’église demande toute son attention à Dieu, en interdisant l’amour terrestre. Aimer un homme passionnément c’est faire de Jésus un cocu. La générosité de la nature fait qu’à 30 ans elle est très belle, ce qui compense l’handicap de m’avoir en prime dans la corbeille de mariage. Elle vas faire le troc de son incapacité à s’assumer, en échange du plus laid et du plus « ours «  des prétendants. Elle fait l’erreur de penser qu’en choisissant le plus nul, elle aura le dessus et en feras son larbin. Quelle erreur ! il faut pas sous-estimer les abrutis. Se sont les plus coriaces, les plus entêtés et les moins faciles en négociations. Ils veulent donner l’impression de tout maîtriser alors qu’ils sont trouillards. Le changement d’habitude, la nouveauté et l’idée de prendre des risques les terrorisent. Tout les dérange. Un chien qui a peur risque de vous mordre. Cette peur qui génère le racisme.

         Quoi qu’il en soit, j’ai 3 ans, lorsqu’elle épouse un boulanger de 120 kg, maladroit, bigleux, issu du fin-fond de la cambrousse savoyarde. Inculte, grossier, violant, malodorant, anticlérical, anti communiste primaire qui rejette la famille collabo tout en étant persuadé qu’il faut éliminer les juifs. Si la France vas mal c’est à cause des  » youpins  » .  Pauvre tare c’est toi qui vas mal … Elle cesse alors son activité de sage-femme, une once de lucidité ? Elle vas perdre son indépendance ? Va-t-elle se dévouer à son ménage et à son fils ? Non ! Jésus est bien plus important ! c’est lui qui a les clefs du paradis . Au quotidien , il faut assumer les taches ingrates ….c’est trop fatigant , surtout quand dans votre enfance vous avez eu nurse , femme de ménage et tout ce que la fortune du papy apportait de luxe et d’insouciance . Oublié ! le monde du papy , avec les dîners somptueux qui n’en finissent pas, les belles réceptions , les belles toilettes , les théâtres et les opéras….Alors que Jésus le beau barbu cloué sur sur sa croix, ne demande que de mettre un foulard sur la tête  pour aller dans son église le supplier à genou de vous attendre prés de lui . C’est pas pressé mais quand on sera avec lui, au ciel, plus besoin de se fatiguer, à faire la cuisine qui l’emmerde prodigieusement. Au paradis c’est BOCUSE qui fait les menus, et on se gave à satiété . Fini la notion de péché, la gourmandise est permise et même encouragée puisque tout est devenu plaisir et volupté … Mes parents , rien ne les intéressent . Si ! le fric , pour faire des économies. Pour les emmener en enfer ? au cas ou le paradis leur serai refusé ? En attendant le père achète des immeubles . Il rabâche bêtement , ne sachant rien dire d’autre  » le meilleur placement ! c’est la pierre  » .

         AGEN, petite ville du sud-ouest , refermée sur elle même n’est pas tendre avec ceux qui trébuchent. Si vous n’êtes pas dans la norme des petits bourgeois coincés, il vaut mieux déménager dans une cité plus vaste ou vous passerez inaperçu. D’où sûrement l’évolution des grandes villes et le rétrécissement des petites. Quand on était jeune on savait qu’on devrait s’expatrier pour trouver du travail. La politique des  » petits  » maires est de dissuader toute implantation d’envergure au cas ou elles feraient de l’ombre à leur pouvoir honorifique. Avec la complexité de l’évolution des entreprises ce phénomène vas s’accentuer en transformant les petites agglomérations en citées dortoir pour retraités vieillissants. Le faussé de l’évolution d’esprit entre Paris et la province à la mentalité sinistrée vas s’accentuer. Les petites PME peuvent profiter du chômage endémique. Les Agenais , fiers de respirer l’air pur loin des usines, confondent le fond et la forme. Le fond ne les intéressent pas. C’est trop exténuant de réfléchir. Ça voudrait dire qu’on a une opinion personnelle et c’est trop dangereux. Pour que l’autre ne connaisse pas vos idées, il vaut mieux ne pas en avoir. Aucun risque d’être dévoilé et critiqué puisqu’on est toujours d’accord avec tout le monde. Penser comme la masse obscure est rassurant. Le dernier qui à parlé à sûrement raison, puisque personne le contredit. La pensée unique dans un monde délavé. Par contre la  »  forme «  concerne les moutons, fatigués du neurone . Il faut bien avoir un sujet de conversation pour meubler, pour  » paraître  » intéressant . Le sujet passionnant ou vous ne risquez rien c’est la météo. C’est super intéressant de savoir s’il vas pleuvoir alors qu’on est ni cultivateur , ni marin . Comme le taulard qui regarde les températures à la télé , alors qu’il n’as aucune chance de prendre l’avion le soir même . Les petits esprits se contentent de petites infos. Le deuxième sujet c’est de savoir si on connaît untel ou  untel ? Pour se donner l’impression valorisante qu’on connaît tout le monde .  En réalité ils ne connaissent personne ( ils ne savent pas eux même , qui ils sont ) Pour confirmer sa supériorité sur ce sujet important il faut donner quelques détails anecdotiques caricaturaux qui confirment qu’on connaît très bien sa cible. La quasi totalité des descriptions sont fausses et aussi dénuées de sens que les rumeurs. D’ou le niveau pitoyable, de la presse de province. Véritables torchons prémachés. Pour patiner l’art du faux-cul , style VRP en aspirateur il faut en rajouter une couche. Il faut citer les liens de parenté.   » C’est le fils du cousin d’un oncle éloigné « . Alors là vous jetez du jus et l’assemblée vous admire estomaquée par tant d’érudition. Par contre il est TABOU de parler de politique , de religion , de sexe , d’argent….De poser des questions est indiscret, c’est un viol. Donc toute évolution de la pensée étant interdite il est bienséant de s’en tenir à la météo. Ne jamais aborder un sujet de fond, en rester strictement à la forme et sa lisse neutralité. Privilégier le superficiel et surtout ne rien dévoiler, voilà l’art de la conversation stérile, qui ne gène personne . Approfondir un sujet avec passion, creuser et fouiller encore pour mieux comprendre est tenu pour de l’exhibitionnisme. C’est aussi indécent que de mettre ses testicules ( et la bitte ) sur la table ou s’essuyer aux rideaux. Dans un tel contexte, impossible de s’améliorer et de s’intérésser à la solidarité.

C’ est le microcosme des trous du cul qui font gerber Bertolt BRECHT dans son théâtre dérangeant. Jacques BREL crachant sur  » chez ces gens là  » .  Au secours COLUCHE viens dérider ces pisse-froids . Même CELINE ne serait pas dépaysé .

Si le grand père facho-kollabo sortait de sa tombe, il pourrait enrôler une armée entière . Galvaniser les mauvais penchants, en dressant des listes de volontaires désignés d’office , il connait .  Il retrouveras les mêmes enflures prêtes à vendre leur âme . Sans aucun esprit citoyen ces bas-du-cul sont corvéables à toutes les courbures d’échine . Seules les magouilles pour profiter des largesses de l’état providence les intéressent . Faire des projets pour monter un bisness qui rapporte beaucoup d’argent les effraies. L’idée que vous puissiez vous enrichir grâce à leur participation  les contraries, en titillant leur jalousie viscérale. Comment je vais faire pour changer mes petites habitudes mesquines , si j’ai une vie de nabab ? Mon enfance est sclérosée par  le syndrome, de la hantise de la réussite . Le mieux c’est d’être fonctionnaire ! Pour la planque . Etant sous-officier à l’armée, ma mère qui me voulait  surement du mal, souhaitait que je m’engage . En fait c’est un problème de voisinage . Il vaut mieux dire que son fils est militaire que pornocrate ! Un petit bourgeois ne doit pas sortir de sa condition sociale. Les Chinois de France qui n’ont pas ce complexe de l’argent et une grande notion de la solidarité montent de nouvelles entreprises tous les jours. Et çà marche ! En plus ils font chier personne. Aucun problème de conflits religieux. Aucune animosité. Cherchez l’erreur ! Le premier patron de sex-shop, à PARIS s’appelait TRUONG , un vietnamien . Ses origines ethniques lui vouaient la haine pour l’étranger qui fait en France, ce qu’un gaulois est incapable de réussir dans son propre pays. Pour l’anecdote. Son grand-frère garde du corps de DE GAULLE, lui avait sauvé la vie dans un attentat raté. Reconnaissant le Général lui a signé un chèque en blanc, qu’il pourrait faire valoir en cas de soucis personnel. Du coup quand les flics voulaient du mal à son petit frère pornocrate il ressortait son joker. Les inquisiteurs repartaient d’autant plus penots que l’ordre de fermer les yeux venait du Président. Alors que sa femme IVONNE faisait enlever les statuts de MAYOL , aux grosses cuisses charnues, du jardin du Louvres. De toujours la morale suit des chemins tortueux. Surtout quand ça touche les fesses ! Depuis le temps que je sonde l’âme humaine j’ai compris que les terriens font ce qui les arranges. Disent ce qui les arranges. Trouvent les excuses qui les arranges. Vivent comme ça les arranges. Comme les façades des belles maisons de SAINT PETERSBURG  tout est faux, en STUC. En vivant dans le toc, avec une morale élastique, tout ce qui est hyper-réaliste comme le sexe est considéré comme kleenex. Par derrière ça m’intéresse, mais en plein jour je rejette tout. Y compris ces sales pornographes qui me vendent des DVD et leurs putes sur papier glacé .

Je suis trop émotif pour supporter cette médiocrité . Alors qu’en communication, avec les tartuffes il  faut faire court ! Votre interlocuteur a du mal à se concentrer. Dés les premières minutes il a décroché et pense à autre chose. Du coup il est paniqué , ne sais plus de quoi on parle et vas vous couper , en vous posant la question qui tue ! Complètement hors sujet prouvant qu’il en a rien à cirer de vos efforts, pour lui faire cadeau de vos idées profondes et sincères . En fait il n’y a que son nombril et sa vie de marmotte en hibernation qui l’intéresse. Des gens dénués de civilité qui peuvent disparaître de suite sans que le monde s’en inquiète. En pleine force d’inertie, ils ne dérangent pas le pouvoir politique. Vous avez vu le film  » Tueurs nés  » d’ OLIVER STONE ?  Le cloporte face à la mort supplie  » ne me tuez pas  » .

Le tueur, Woody HARRELSON répond au pantin  » à quoi bon ta vie de zombi ? tu es déjà mort  » . Il est sympa ! il le tu-tois . ( je sais , c’est du mauvais humour )

D’ailleurs toi lecteur j’aimerai te tutoyer. M’adresser directement à toi , qui est seul face à ton texte . Finalement nous ne sommes que tous les deux ? Toi et moi . Le livre n’est que le cordon ombilical . Tu peux le couper quand tu veux. Alors que  je te fais confiance, que tu es maitre de la situation. Si je te choque, tu peux me bruler symboliquement, en jetant ma biographie dans une cheminée.  Te purifier les mains, en les frottant avec de l’eau bénite. Pour éloigner satan et mes propos infaments. Pire! me vomir dessus. Car j’ai l’outrecuidance de tout te confier, sans jamais trahir ma vérité pour ton plaisir personnel . Pour te provoquer, pour ton gout  légitime du voyeurisme. Je voudrai que tu sois satisfait de mon travail de confident, difficile et laborieux.  J’espére une thérapie par l’écriture, mais pour l’instant puiser dans ma mémoire, c’est remuer bien des turpitudes , je te l’accorde, de la laideur inhumaine.  Me demandant des efforts énormes, étant de nature très pudique. Comme tous les timides, je dois me faire violence pour oser ! Il y as des chances que tu me trouves trés antipathique , quand  mes propos vont lourdement te déranger . Même mes amis vont me fuir. Déjà pas tés fréquentable, limite détestable je n’aurai plus que des ennemis. C ‘est plus fort que moi ! Il faut que je fasses un DEFI . C’est pas par hasard que ma S.A . s’appelait DEFI . Ce qui ne m’empêche pas d’être droit , loyal et d’aimer mes semblables. Surtout ceux qui  perturbent  habilement  la pensée unique. J’admire Alain SORAL qui dit  » ma liberté me coûte cher «   ( pas le Alain de Le PEN ) . Florian ZELLER qui décrit l’islamisation asphyxiante de l’Egypte. Michel MALAUSSENA , qui nous dévoile que ARDISSON se tripote les couilles toutes les cinq minutes et qu’il transpire tellement qu’il avale une salière avant de passer à l’antenne . Alexandre JARDIN qui décrit  la vie sexuelle de sa famille, dont le pigiste d’ UNION  qui couche avec sa guenon. Ses pénétrations étant vengeresses il épargne les femmes de ses jouissances frustrantes. Merci les mecs pour vos bouquins qui reculent les limites de l’auto-censure .  Osez ! Osez toujours plus !  Il faut des résistants au succès de Marc LEVY ou Anna GAVANA . Qui pourraient figurer dans la collection ARLEQUIN . Bien que le public majoritaire des livres est féminin …. Là je suis à coté de la plaque, pas diplomate, je vais passer pour un gros dégueulasse ?  De toutes façons je collectionne les haineux et les haineuses !

Dans un microcosme provincial aussi étriqué impossible de s’en sortir sans être , fourbe , sournois, perfide , mielleux, tortueux , félon , à double face , mythomane et surtout disciple de machiavel , car tout se fait en catimini , en douce . On est au moyen âge mental ….le monde évolue  mais on s’en tape ….Sur des bases aussi vermoulues vous trouverez de bons amis pour vous enfoncer , mais pas pour vous soutenir … Tout l’art tordu des fausses promesses , pour donner l’impression  de vous épauler . Toutes les formes de racismes sont profondément ancrées . On ne  se mélange pas . Les jeunes avec les jeunes . Les vieux avec les vieux . Les grands avec les grands . Les petits avec les petits . Ce qui est terrible c’est que rien n’as changé depuis 60 ans ….à part que mon pharmacien est black ! et le marché forain est colonisé par les maghrébins…Par reconnaissance au pays d’accueil et pour prouver qu’ils sont bien intégrés, en bon caméléon ils pratiquent le même langage faux derche . Preuve que la bassesse est transmissible…. Pour le confort cérébral ? La grande nouveauté c’est de sniffer de la coque ! Le petit  bourgeois candide , en finançant le circuit des malfaisants par ses achats pourris s’imagine  » s’envoler  » en mimant le show-biz et les marginaux . Il ignore que l’évasion c’est dans la tête avant tout . Avaler des psychotropes en ayant un mode de vie  banal c’est s’enfermer davantage .  S’enfoncer, pas se défoncer. Se droguer n’as jamais rendu intelligent. Ni permis d’être mieux dans ses baskets. Il est moraliste et persuadé d’être honnête alors qu’en fin de course ses achats de came servent à payer des armes. Aux religieux de toutes sortes qui s’entretuent allégrement .  Par hasard des islamistes, comme en Afghanistan. En prime il vas critiquer, puisque c’est à la mode, toute politique qui lutte contre ces criminels…Inespéré et mytho de se prendre pour VERLAINE ou Jean COCTEAU . Laissez les expériences opiomanes aux poètes qui savent utiliser les vrais produits en gérant leurs voyages hallucinogènes. Ils savent ce qu’ils font au péril de leur vie. Ils ne craignent pas la mort. Ils savent lui parler avec sérénité. Ils pleurent pas comme une madeleine quand ils sont enfermés dans un pénitencier. Ils assument les risques de l’interdit . Ils ont la notion de la part qu’il faut verser au diable. Ils sont pas attachés aux biens matériels et savent retomber sur leurs pattes. Le dévoiement de leur âme n’est pas un obstacle infranchissable. Ils savent se reconstruire une spiritualité. Les beaux voyages se peaufinent . Le décor, l’ambiance , l’originalité et un grand sens de la fête  avec sa démesure . Pas besoin de trip quand on fait du surplace . Quand on vit avec des appréhensions et des doutes il  faut rester dans la masse des petits touristes de tour opérator, qui ne prennent aucun risque . Pensez à vos enfants qui vous portes dans leur cœur.

 Heureusement il a l’ évasion de la lecture ! Le LIVRE ! Qui reste incontournable. Qui permet de communiquer cerveau-cerveau avec ceux qui ont la générosité d’étaler leurs tripes. Vous prendre par la main , et vous entrainer dans leur univers intime . Pour  forger sa propre opinion . Les gens  comme toi ? qui lisent beaucoup ont des conversations riches et intéressantes.  La richesse du cœur. Et  surtout sont très tolérants. Il y a beaucoup de mauvais livres. Il faut la patience de faire de belles rencontres. Mais quel pied ! quand vous rencontrez un auteur qui vas jusqu’à changer votre vie. Belle mission que s’est donnée Alexandre JARDIN d’aider des enfants à goutter aux joies de la lecture. C’est donner leur chance à des  » oubliés  » d’imaginer leur futur avec allégresse. Les meilleures idées sont celles qu’on peut piquer aux autres.

        Avec mes parents je n’ai connu que la loi du silence… Une chape de plomb . Alors qu’on demande aujourd’hui aux enfants d’être capables de s’exprimer le plus tôt possible, on m’obligeait à la fermer ! Interdit de conversation, interdit de confidence, interdit de chercher à comprendre, interdit de poser des questions, bref interdit d’évoluer et de communiquer.  » tu verras plus tard quand tu seras plus grand  » ou  » tu m’énerves avec tes questions  » et de toutes façons il n’y a que les adultes qui ont la parole ;  » les enfants se taisent «   . Un enfant qui parle c’est mal élevé ! Ces criminels vous coupent les ailes et vous reprochent de ne pas savoir voler. J’ai de l’admiration pour les gens qui me parlent, en souriant. Avec la sincérité de m’apprendre. J’ écoute ! C’est un cadeau et la preuve qu’ils m’accordent de l’importance. C’est de l’amour. Communiquer aux autres ce que vous avez découvert, est un devoir citoyen. Comme une chaine de solidarité. Pour la météo et les potins je n’ai besoin de personne. J’ai la télé.

Je ne disais pas un mot, ayant perdu le sens de la parole, tant le simple fait d’ouvrir la bouche était dangereux . Muet comme une carpe … Des heures et des heures en méditation, assis tout en haut des piles de gros sacs de sucre en poudre, en toile de jute. Chez le grossiste, au fond de mon impasse . Si un voisin me posait une question, j’étais tétanisé par la crainte de décevoir, et rougissant de honte.  L’idée de démarrer une phrase  en utilisant une sonorité , me bloquai intégralement . Si on acceptai l’idée que j’étai timide , ça me faisait une excuse . Sinon je déclenchai la haine contre l’enfant maladroit et débile . L’angoisse de parvenir à terminer ma phrase, rendait celle-ci incompréhensible.  J’admirais ceux qui s’exprimaient bien , auxquels on accordait l’écoute ! Chez moi, oser parler c’était prendre le risque de recevoir des coups violents en pleine figure. Comme à table par exemple, il suffisait que je demande à me resservir de pommes de terre, ayant encore faim, pour m’attirer les foudres du beaux-père boulanger. Par contre si j’oubliais de manger un morceau de pain à chaque  bouchée de patate , rarement de la viande, c’était pareil !  Je me retrouvai allongé par terre, soufflé de ma chaise comme une poupée de son, tant  le coup était violant et efficace . Il fallait que je dégage  vite , en courant une fois debout pour éviter les coups à suivre . Il m’est arrivé d’être coincé dans l’escalier et de n’avoir que la rue comme issue . Mon poursuivant claque la porte derrière moi !  Sur la pointe des pieds pour arriver au bouton, j’essaye de sonner en espérant que la mère m’ouvre . Elle est trop lâche pour réagir . Je passe la nuit dehors …. Dans le meilleur des cas , ayant raté ma négociation il ne me restait plus qu’a m’enfermer dans ma chambre et oublier ma faim . Etant à l’école chez les Jésuites , par la volonté de la mère, il me restait la prière pour  calmer mon incompréhension . Pas de Shyntol , pour  enlever les douleurs . Dans ma piaule qui servait de débarras les pots de confitures « maisons «  couverts d’un papier cellophane tenu par un élastique , étaient alignés  sur l’armoire . J’étai tellement docile que jamais j’aurai osé mettre un doigt dans les fruits sucrés, pour calmer ma faim …Pourquoi une telle expression de rejet du père , aussi soudaine qu’imprévisible ? pourquoi une telle provocation alors que j’étais totalement soumis ?  Je ne savais pas qu’il n’était pas mon père . Comment parvenir à se construire lorsqu’on est réprimé de la même façon si on fait une chose et son contraire ? Le monde des adultes m’était hostile et interdit. La mère vénère Jésus et le père lui dit que c’est un escroc … pour m’humilier , en rigolant comme un porc il lui dit  » ton fils est tellement nul que çà feras un bon curé …. »  Ces gens sont des criminels ….

         Mon enfance est  un long silence…pas tranquille .  Un trou noir … Un long parcours jamais ponctué par les anniversaire . Mes parents devaient sans doute vouloir oublier le jour maudit de ma naissance . Sans Noëls, sans cadeaux … Le jour ou ma mère a remmené un bouquet de fleur pour fêter son anniversaire, le bouquet et reparti par la fenêtre. Le maitre des lieux a décrété qu’il ne fallait faire aucune dépense superflue . La seule utilité de l’argent, c’est pour faire des économies . Toujours l’argent ! Les discutions à table c’est  » combien tu as payé les pommes ?  » . Pour prouver son extrême supériorité , le daron  avait toujours vu chez un autre commerçant des pommes moins chères . Pour quelques centimes hypothétiques le ton montait , jusqu’à ce que ma mère incapable de répondre calmement se mette à pleurer, avec des soubresauts de désespoir. Pour moi c’était le signal qu’il fallait s’éloigner de l’orage. Sinon j’allai servir de défouloir et prendre des coups . J’ai su plus tard qu’il lui donnai l’argent minimum, juste pour les courses . Pour des petits extras il fallait qu’elle ruse , en trichant sur la monnaie pour se faire une cagnotte. De ce jour je me suis juré de gagner beaucoup d’argent. BEAUCOUP pour ne pas avoir une scène de ménage pour 10 centimes ….Travailler plus pour gagner plus.

         Je dois naviguer entre un homme violent qui se défoule sur mon cuir de plus en plus tanné .  Mon frère  Gilles , né quand j’ai sept ans , qui a tous les droits, vu qu’il est sorti des testicules du boulanger. Ma mère froide , qui joue l’ indifférente . Et plus tard le grand-père un peu trop affectueux , après ses 7 ans de centrale . Je vous décrirai le papy prédateur de chair fraiche plus loin ? Avec mes yeux et mon cœur de père d’aujourd’hui, j’ai beau chercher, pas moyen de comprendre comment des soi-disant parents  peuvent être capables d’agir ainsi ! Quelle honte… Le plus humiliant, c’est de voir ma mère immobile sur sa chaise ne disant pas un mot . Quand le Sumo débordant de ses 120 kl se mettait sur moi, pour m’écraser parterre, elle  fuyait mon regard les yeux dans le vide. Pire que l’ agression physique, de croiser son regard indifférent me faisait amplement plus mal .  A la longue les coups deviennent supportables et presque agréables….Syndrome de Stockholm ? Masochisme ? Les coups sonnent le glas . A chaque coup c’est la mort qui se love . Tiens ! je suis pas mort ? Au prochain coup peut-être . Plus la douleur est intense, plus le cerveau scintille de mille étoiles, plus la mort semble proche . Puis la douleur disparait peu à peu pour devenir anesthésiante et agréable . C’est là que je suis disposé à mourir . Mon corps est en lévitation , aérien et mon cerveau est ivre de coups . Je me sens bien , je n’existe plus . Je  suis disposé à disparaitre pour ne plus revenir me faire piéger . Pour partir définitivement . Je n’ai aucune autre issue . De toutes façons je n’existe pas …. Je suis le zéro en chiffre romain  . Si je veux survivre il ne faut pas qu’il cesse de hurler . Il faut qu’il s’époumone et se fatigue pour ne plus avoir la force de frapper . J’attend qu’il lâche prise,  les yeux fermés , dans l’obscurité ponctuée de flashs bleus et rouges . Les bras et les jambes se décollent de mon tronc , le cou se détache de la tête . Je suis devenu un ballon . L’autre tape dedans . Quand il ne crieras plus et commenceras à marmonner , c’est que le match est fini . J’ai perdu la notion du temps . Comme en prison, le plus pénible c’est le début et la fin, quand on attend les derniers jours pour sortir .  Entre ces deux extrêmes la notion du temps est incertaine, impalpable . C’est l’injustice et l’impossibilité de comprendre pourquoi tant de haine gratuite, qui angoissent . Pas les coups qui  font flirter entre le coma  et la mort . Mon frère trop faux cul pour me défendre rigolait . Pas futé du tout, incapable de se demander pourquoi il était épargné, il avait tout de même perçu qu’il valait mieux s’appeler Gilles que Gérard . Il avait de l’argent de poche , pas moi . Il pouvait se lever de table , pas moi .  A 30 ans il est encore chez ses parents . Il gardera une telle reconnaissance à sa survie d’être un lâche et un lèche-cul qu’il passera sa vie à en faire une priorité .  Me dénigrant auprès de toute la famille , il s’est proposé comme le seul digne d’hériter des chers disparus . Il s’est fait un honneur de se prostituer à tous les repas de famille les plus chiants pour que son nom figure sur les testaments . C’est dire le niveau de discernement de tous ceux qui ont laissés leurs économies à un boutonneux qui a autant de jugeote qu’une huitre . Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une vie de cloporte . Il a hérité d’une fortune et continu à pointer à son hôpital comme chauffeur de bus . Quand on cultive l’art de passer inaperçu , on devient invisible , inodore et sans saveur . Je pense que le père était taré , que ma mère n’ est pas  normale et que Gilles est dans leur pure lignée . C’est le seul mec que je connaisse qui se mord les dents, en les usant, pour se calmer les nerfs. Il fait comme les lapins, il s’affute les canines en les faisant glisser entre elles. On y reviendras plus loin . J’ai demandé à ma mère mourante , en maison de retraite  » pourquoi son gros boulanger a essayé de m’éliminer physiquement  » ? Il aurait pu me tuer ?  Dans son immense incapacité à avoir un minimum de conscience elle m’a répondu  « S’il a  fait ça c’est parce qu’il était jaloux ! »   Jaloux de quoi ! Je n’étais  rien , je n’avais rien . Je n’avais droit à rien . Sa réponse est vraiment celle d’un cerveau dérangé . Sans culpabilisation ou effort d’ analyse , sans une once d’humanité . Sans imaginer une seconde que j’ai besoin qu’elle me dise «  pardon  » avant de mourir . C’est gratuit et ça fait tellement de bien . Pardonner est une des plus belles victoires humaines . Il faut respecter les anciens à juste titre pour leur faiblesse ….De là à les vénérer il y a des précautions à prendre car beaucoup sont les épaves de belles raclures .

         Mon beau père sentait le fauve et la transpiration .  Quand il s’asseyait sur moi pour m’immobiliser en me tordant les oreilles , qui à force étaient cloquées , ce qui me dérangeait le plus c’est son odeur de crasse . On est dans le paupérisme profond d’adultes donneurs de leçons couverts de ridicules . La France profonde . La France facho . On a pas de douche, se laver est un luxe. Pour ces gens, le manque d’ hygiène et les vêtements sales  sont une manière  d’ affirmer à quel point ils revendiquent d’être asociaux . Ils n’ont pas d’amis , ne fréquentent personne . Je n’ai jamais eu une paire de chaussure , sauf le jour de la  » confirmation  » pour faire plaisir à Jésus ! Qui a dit que la religion ne servait à rien ? J’avais uniquement des sandales en cordes. Eté comme hiver . A 12 ans j’hérite des chaussures de ma mère . Des croquenots fabriqués pendant la guerre avec une semelle en bois. Leur bruit de sabot accentue ma gaucherie, au point que mes camarades ont honte de marcher à côté de moi. Difficile dans ces conditions de se faire des potes ! Handicapé par mes difficultés à m’exprimer , mes godasses bruyantes et mon tablier gris sale ne risquaient pas de m’attirer beaucoup de sympathie . Si en plus les parents disaient à leurs rejetons qu’il fallait pas parler à un batard fils de Kollabo, je ne pouvais pas gerer un rejet dont j’ignorai les racines. Pour draguer les copines il vaut mieux oublier ….Sauf au fond de mon impasse au milieu des cartons et des caisses , transformés en cabane pour jouer au docteur . On en parleras plus loin avec les histoires de cul pour se faire plaisir et rigoler un peu plus que maintenant …  A ce niveau de clochardisation mentale il est épineux d’ imaginer l’avenir. Je me suis vu refuser l’entrée de magasin , pour ma sale présentation . Les banlieusards rappeurs qui revendiquent l’ascenceur social manquent vraiment de recul sur l’histoire. Il faudrait qu’ils connaissent un peu mieux l’évolution de la France. Ils sont pas les seuls à galérer !   ils ont souvent des fringues super-luxe , en comparaison  de la misère  d’une époque ; et des 3/4 de la planète . C’est pas l’origine qui compte , c’est le mental . L’intelligence et le courage ça se cultive . Avec des idées et des couilles on s’en sort toujours . En travaillant ! En voyageant pour comprendre le monde et trouver l’endroit ou l’on se sent le mieux . C’est pas en restant les mains dans les poches, en faisant le tour de son quartier pourri qu’on évolue . Le monde appartient à ceux qui veulent se servir en se bougeant le cul …honnêtement . Les idées et les couilles sont pas en vente à l’épicerie du coin …Cinq cent mille offres d’emploi  sont  boudées . Cherchez l’erreur . Ou est l’instinct de survie ? Le sens de l’honneur ? C’est mieux le RMI que de commencer à travailler , avec un petit salaire ? Il y as encore des gens qui ont leur fierté , qui ne gagnent pas plus en travaillant , que s’ils  » profitaient  » des aides . Mais qui préfèrent ne pas tomber dans la paresse chronique et vivre en parasite . C’est d’eux dont il faudrait parler. L’apologie de l’effort . Pas la culture de l’échec . Cet esprit gauchisant est tellement ancré dans notre société , qu’un ami journaliste m’a dit .  » N’écris pas que tu as été très riche ! Plus tu expliques que tu possèdes des biens , plus tu vas être détesté . «   On marche sur la tête , dans un monde pour complexés . Un monde à l’envers . Les gagnants deviennent les perdants . Alors que les perdants sont vénères . C’est tordu . Aux USA , les américains ont la culture du  » bosseur  » . Ce n’est pas honteux de gagner de l’argent et de dire combien  » on pèse  en dollars . »  C’est surement une des raisons pour laquelle , partout dans le monde vous découvrez des Français qui ont superbement réussis . S’ils étaient restés en France ils auraient eus droits aux peaux de bananes comme moi . La jalousie est-elle un mal Français ? Le gout de tout tirer vers le bas ? A quoi sert la magnificence littéraire de nos ancêtres, les plus grands penseurs et philosophes de tous les temps si leurs héritiers ne veulent  pas les lire et s’en enrichir ? Quand on est assis sur un trésor et qu’on s’abstient d’ouvrir les yeux , il faut pas réclamer l’aumône . C’est indécent et sans élégance . Seuls ceux qui prennent des risques ont des chances de gagner .

         Pour remplacer une paire de sandale à la vie finissante , les doigts de pieds passants à travers la toile , ma mère a trouvé en solde des sandalettes rouges de fille.  En cuir léger comme des ballerines . Depuis j’ai en permanence plus de cent paires de chaussures dans mon armoire ! Réaction à un traumatisme  pathologique ?  Avec un morceau de couverture  elle m’as confectionné , une veste de couleur verte bariolée de rouge et d’orange .   Dans l’idée de l’occuper  son mari boulanger lui avait acheté une machine à coudre .  Il était déçu de sa rentabilité , car elle ne s’est pratiquement jamais mise à l’ouvrage .  Il valait mieux car vu l’absence de gout de ces gens médiocres, elle n’as sorti que des horreurs .  Ces gens n’ont aucune idée de ce qu’est l’affectif , pas plus que le sens du ridicule . Parlons pas d’élégance . Apres l’essayage  je redoute d’aller à l’école le lendemain . On vas se moquer de moi ! si on m’avait dit qu’un jour je regretterai mes godillots et mon tablier gris souri  ! Impossible de refuser un vêtement tellement laid  ! Se serait suicidaire  !  De toutes façons je n’ai rien d’autre à mettre . Je n’ai qu’un pantalon, lavé le soir, remis le matin .Va falloir assumer sa connerie ! Le lendemain, j’assiste impuissant à la naissance d’un clown… J’essuie les moqueries de mes camarades en me glissant dans la peau d’un nouveau personnage. « Vas-y Gérard fais nous rire ! » 

         Le môme introverti et autiste devient un pitre ! Je découvre enfin une façon d’exister ! Je ne suis plus celui qu’on évite, mais celui qu’on pousse en avant . Même si on se moque de moi, au moins on me voit ……à moi de gérer sur la longueur .  C’est super jouissif d’avoir un public . C’est de là que j’ai du devenir mégalo . En cohérence avec ma marginalité, je deviens perturbateur en classe. J’attire la foudre des professeurs, qui n’acceptent aucune indiscipline . D’être mal attifé fait perdre des points. A cette époque il n’y a pas de psychologues scolaires . La réponse c’est le châtiment corporel , coups de règles en métal sur le bout des doigts  ou  coup de lanière en cuir des pères Jésuites . Pour serrer leur soutane , une longue ceinture de cuir noir faisait le tour de la taille , et descendait jusqu’aux pieds . Fétichisme décoratif ou outil pédagogique ?… le pire c’était de tenir à genoux sur une règle carrée , les deux bras écartés avec un dictionnaire à chaque main , à coté du prof qui regarde sa montre . Il  fallait pas lâcher sinon le temps du sévisse repartait de zéro. Ça ne m’empêche pas de me mettre en avant dans les coups foireux, d’être celui qui prend la responsabilité des conneries, donc des punitions. Apprentissage du souffre douleur ? Apprentissage de la traitrise des petits copains, qui se planquaient derrière moi ? Plutôt brevet professionnel ! Quand on vit avec des handicaps il faut savoir prendre des risques, ce que je ferai toute ma vie. 

         Aujourd’hui, un enfant si petit qu’il soit, sait se servir d’une télécommande, d’un jeu vidéo, d’un téléphone portable. Plus vite il sait, mieux c’est ! Je revois mon grand-père se moquer de moi sur le quai de la gare, parce que je ne sais pas lire l’heure  en chiffres romains , sur la grosse horloge en fonte  ! Personne ne s’est soucié de m’acheter une montre et encore moins de m’apprendre l’heure ou de me m’inculquer la notion du temps qui s’écoule . Ma famille pratiquait la négation de la communication mais en plus, je vivais dans l’absence totale de pédagogie. Par contre, faute de conversation et d’explication, leur moyen de communication favori c’est l’ insulte . Et les coups, largement distribués . C’est sans doute de là que vient ma résistance et mon gout aux bagarres de rues . Je suis  insensibilisé à la douleur des coups . Souvent je me suis demandé si les coups sur la tête m’avaient pas détraqué le cerveau ? L’être humain est super résistant ? Si la violence fait partie de nos gènes , j’ai honte aujourd’hui d’avoir pris autant de plaisir à taper sur des mecs . Même si c’est un bon défouloir . J’ai eu la chance qu’il n’y ai jamais eu de conséquences graves . Mais vraiment , il vaut mieux trouver d’autres moyens d’expression . Ca m’a couté 6 mois de prison pour me faire comprendre que le monde a changé. Avant les voleurs qui recevaient une tannée n’avaient pas le culot de porter plainte.

Je n’ai peur de rien .  Au contraire le danger me fascine . La facilité ne m’intéresse pas . MERCI à mes bourreaux  !  Non ! je rigole , ils vont croire que je leur dois de la reconnaissance alors qu’ ils  devraient être en taule . Se sont  des assassins . Que penser des voisins et du reste de la famille qui savaient que ce n’était pas mon père et que j’étais trop maltraité pour suivre normalement des études ?  Encore aujourd’hui peu de gens assimilent que  » non assistance à personne en danger «  est un délit . Pas un seul de ces coupables de complicité n’as eu le courage de me parler , de m’expliquer que ce n’était pas mon père , ou au minimum prévenir une assistante sociale . C’est çà la belle société des cloportes . Après on vous raconte que des Français généreux envoient des millions en dons pour des bonnes œuvres ? ou sont ces gens ? Ils se contente de se donner bonne conscience, par virement de carte bleue ? Je ne vois que des égoïstes qui ne pensent qu’à leur cocooning . Ou des oisifs qu’un rien dérange . Bientôt il vas falloir payer pour un simple sourire.

 C’est vrai que du coup je manque de diplomatie et de dialogue apaisé !  Comme disent les benêts qui se prennent pour LACAN  «  tu es un écorché vif «  

  A ce régime je devrai être un tueur ! 

        Le boulanger aux mains d’étrangleur me traitait à longueur d’année de « fumier », son insulte préférée, à tel point que la nuit, je rêvais de tas de fumier au milieu des champs, une représentation fusionnelle de moi sur cette terre… 

 Une phrase prononcée par un adulte, mal interprétée par un enfant risque d’être dévastatrice. Dans l’armoire bretonne de mon ex-infirmière de mère, traînaient des boites en fer blanc contenant des aiguilles et des seringues. Un jour, je me surpasse, usant de toute ma témérité, pour lui demander à quoi elles servent . Depuis des mois j’osais pas demander . Sans même réfléchir à l’impact de sa réponse, elle me lance « C’est pour transformer les garçons en petites filles ! ». Réponse ironique, méchante , aussi inutile qu’irresponsable.  Qui prouve l’extrême finesse de ma mère . Si bien que dans mes plus grands moments de tristesse et de mal-être, je voyais en ces piqûre la solution idéale . Si je sollicitais qu’on me pique, peut-être qu’on serait plus gentil avec moi au féminin . Qui oserait frapper une gamine et la traiter de pourrie ? La bêtise criminelle de ma mère m’a handicapé à vie ! C’est sûrement à cause de parents aussi castrateurs, que des garçons sont allés jusqu’à détester leur sexe et payer très cher un médecin. En prenant d’énormes risques pour se faire opérer. Ces adultes avares de paroles ne maîtrisent pas la portée de leurs phrases assassines…Leur cerveau beugué mélange tout : l’humour : la dérision : l’affection : la pédagogie : l’éducation : la religion pour en faire une mélasse gluante bourrée de préjugés , d’interdits et de tabou qui en font du cyanure . Poison mortel .

Plusieurs fois on m’a manipulé en me faisant croire que je n’allai plus à l’école . Je suis confié à des paysans  pour travailler . Je me sens bien mieux avec ces braves gens que chez moi . Pour la première fois des adultes me respectent en me parlant normalement . Puis au bout de quelques semaines ma mère revient me chercher . Le paysan est aussi étonné que moi de ce changement de programme .  J’ai peur de revenir , mais j’ose pas parler de maltraitance . Un enfant n’as pas le droit de critiquer ses parents . Mon éducation religieuse me bloquai complètement . En fait ma mère se débarrassait de moi pendant les vacances scolaires . A 13 ans je suis placé chez un boucher loger/nourri , alors qu’il n’y a que la Garonne à traverser pour rentrer  au bercail . Mon bourreau boulanger pourras faire des économies . Je ne lui coute plus rien . A moi de me débrouiller avec l’exploiteur qui me paye 10 Fr par semaine pour 80 heures ….Il est censé m’apprendre le métier . En réalité je sert de boy pour faire les livraisons , le ménage , la vaisselle etc. … Astiquer les cuivres et passer la toile émeri sur les outils oxydables . Je faisais des choses dangereuses comme ouvrir des cranes de bœuf à la hache, pour récupérer la cervelle . Pas besoin d’aller en Afrique pour connaitre l’esclavagisme. Ayant décidé de me retirer 1 Fr par erreur je gagnai en réalité 4 Fr par semaine . De quoi acheter une place de cinéma  le dimanche après-midi et en prime la douche municipale le lundi. J’étais habitué à me passer de tout . Ca ne faisait que continuer . Je m’étais juré , d’aller lui cracher à la gueule le jour ou j’aurai une grosse voiture , en la  garant devant sa boutique de négrier. Pour lui rappeler ses coups de pieds dans les jambes, pour que j’aille plus vite. Même une fois un coup de pied au cul ! Celui de Gilbert BECAUD ! Ce patron au passage d’ AGEN , lisait tous les jours l’ Humanité en pestant contre les produits industriels , qui faisaient trop de bénéfices ! Ca donnes une idée de la probité politique . C’est toujours l’autre qui est l’exploiteur !  Lui c’est un saint !  Il trafiquait la balance , en coinçant une feuille de papier pour gratter  20 centimes aux clientes , à chaque pesée . C’est une pratique courante du métier . C’est surement pour ça que j’entendais dire  » les bouchers sont des voleurs «   . La haine contre les patrons viens de ces rapaces . C’ était en 58 . En pleine élections . Il voulait pas de DE GAULLE !  Il rêvait de voir le parti communiste gérer le pays . Franchement , il valait mieux le grand psycho rigide  devenu encombrant en mai 68 , que les collectivistes , qui fonctionnent comme une secte . Après avoir fait des millions de morts , il y a encore des imperturbables qui se réclament du communisme ? Même les Russes et les Chinois ne veulent plus de cette idéologie de tarés .  Ils aspirent à la démocratie . La Chine ,  pays des ventilateurs , comme l’écrit Amélie NOTHOMB . Tous les mardis matins à 5 h , c’est l’abattoir …..Il a fallut que je saigne mon premier veau devant l’air goguenard des anciens qui voulaient voir si j’étais capable d’y aller franco….moi qui provoquai de franches rigolades au beau-père qui me forçai à tenir les pattes du poulet quand il le saignait . De me voir affolé à la vue du sang était pour lui une jouissance bien visible . Transpercer l’épais cuir du veau  qui se débat , pendu à un treuil les pattes en l’air, est plus hardu que de saigner un poulet . Quand je vois aujourd’hui le peu de résistance d’un môme de 13 ans , je les imagine bien incapables d’assumer le dixième de ce que ma génération a affronté . On est dans l’exagération inverse ….Génération gonzesse …Les pleureuses !

         Avec mon fils LIOKA de 3 ans, j’ai tellement peur de ne pas être un papa à la hauteur, que j’ai confié la totale ignorance de mon rôle protecteur à une amie .  Ayant eu une enfance sans affection , ni éducation  je manque de repères . Elle m’a répondu « Donne lui de l’amour et le reste viendra naturellement… »          Oui, bien sûr, le cœur est le meilleur guide, l’intendance suit sans problème . Je suis rassuré par l’immense amour que m’inspire mon petit Lioka .  Je suis séparé de lui …  C’est  aussi pour lui que je fais ce livre . Pour qu’il sache plus tard quand il me liras, que je pense tous les jours à lui . Mes parents m’ont privé d’amour mais il ne m’ont pas contaminé ! Pourquoi étaient-ils infirmes du cœur ? La religion qui manipule les cerveaux faibles et force à mettre des œillères y est certainement pour beaucoup.         

  La religion qui parle beaucoup d’amour interdit l’Amour… 

 

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